Figures Africaines

Le collectif Debout pour nos droits revendique le paiement de ses droits d’auteurs

droit musical

Sous-titre : Convocation spéciale d’un point de presse pour la réclamation de l’ensemble des droits d’auteur des artistes de l’art musical

 

Ne dit-on pas que la musique adoucit les mœurs ? L’art musical est le plus souvent utilisé comme divertissement ou même comme effet revigorant pour une thérapie spirituelle voire d’apaisement. Le Cameroun pays connu pour son énorme diversité culturelle, se contraint naturellement à cette entité que représente l’art musical. Par ailleurs, les acteurs de cette discipline parfois méconnus ou mal informés se laissent parfois entraîner vers des abîmés sans issues, d’où la création du collectif « Debout pour le Cameroun ». En effet, le collectif a organisé le mercredi 12 Septembre 2018 à Yaoundé au lieu dit Case des Arts en face du lycée Bilingue un point de presse pour décrier cette inaptitude fonctionnelle. « Debout pour nos droits » est un collectif pacifique et apolitique régissant de son autonomie spéculaire visant à revendiquer et à décrier les pratiques désuètes et malsaines de l’administration à l’encontre des artistes exerçant dans l’art musical. Composé de grandes figures du domaine musical telles que : Beko Sadey, Ama Pierrot, Jean-Pierre Essome, DJ Bilik, Ateh Bazore, Roggy Stentor, Valsero, K-tino, Déesse Binta ou encore Dieu Ngolfe entre autres, ce collectif réclame principalement le recouvrement de près de 4 milliards de francs CFA auprès des usagers, de l’audit de tout leurs comptes contrôlés par des agents publics et de l’application et le respect de la loi 2000/011 du 19/Décembre 2000 relative au droit d’auteur et au droit voisin, plusieurs fois violés par l’autorité administrative. Par conséquent, en l’absence de la formule contractuelle entre la SONACAM, et la fusion des sociétés pour la prise en compte de leurs actifs et passifs, les membres de la CMC (Cameroon Music ans Corporation) et la SONACAM sont entrain de perdre, près de 4 milliards de francs CFA que les usagers sont pourtant disposés à payer. Cette distorsion qui ne semble pas résolue a forcé ce collectif à naître et à organiser le Lundi 17 Septembre 2018 un Sit-in au premier ministère à partir de 10 heures précises. Par ailleurs le monde de l’art musical camerounais a assisté à de nombreux décès des acteurs du milieu sans pour autant que les autorités compétentes puissent intervenir selon ce collectif. De ce fait, dans le cadre de la finalisation du processus d’assainissement du secteur de l’art musical, la SONACAM à été agréée par l’administration aux fins de la gestion collective du droit d’auteur dans la catégorie B, Art musical suivant ce communiqué N°001C/MINAC/CCOGC/018 du 25 Mai 2018, du président de la commission de contrôle des Organismes de Gestion Collective (OGC), les recouvrements des arriérés dus à l’exploitation des œuvres protégées par la SONACAM qui commencent à partir de 2014. Toutefois, la déclaration commune du 6 Avril 2017, visée dans la décision N°142/MINAC/CAB du 31 Juillet 2017 du Ministre des Arts et de la Culture (MINAC), portant création et organisation de la plateforme spéciale de travail pour la mise en place d’un nouvel organisme de gestion collective du droit d’auteur de l’Art Musical ayant abouti à la création de la SONACAM avait des recommandations spéciales. Parmi lesquelles : le nouvel OGC issu de l’Assemblée générale, devrait normalement tenir compte de la fusion entre la CMC et la SOCAM, ceci avec une ouverture sans exclusive a tour les ayant-droits inscrits sur le fichier national des titulaires de droit. Un Sit-in pour dire non à l’abandon des acteurs de l’art musical Après un an de création, la SONACAM n’arrive toujours pas à poser le moindre acte de nature à rassurer ses membres selon’ ce collectif. En effet, elle décrie le fait que cette nouvelle structure censée réguler le gestion des droits d’auteurs ne soit qu’une farce de plus. Le collectif « Debout pour le Cameroun » s’insurge contre le non-respect de certaines dispositions réglementaires et managériales relatives au bon fonctionnement des OGC, notamment des redevances dues au titre de droit d’auteur et droits voisins qui ont été détournés au compte de dépôt spécial à hauteur de 578 172 749 francs CFA, et le MINAC et le Ministre des Arts et de la culture le professeur Narcisse Mouelle Kombi en sont pourtant bien informés selon le collectif. « Je suis là pour la solidarité. J’insiste pour parler de politique culturelle qui hélas n’existe pas encore au Cameroun. Comment planifier ce que seront les prochaines années de notre politique culturelle après avoir récupéré les fameux 4 milliards de francs CFA ? Comment faire pour qu’on ai plus de problème de 4 milliards ? » A posé l’artiste rappeur Valsero durant les échanges avec la presse. Certaines préoccupations du collectif ont été liées à la précarité de certains artistes qui ne peuvent plus se produire sur scène et qui vivent dans la misère, et

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