Figures Africaines

ROOTS : LE PEUPLE HAOUSSA

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TRADITION

 

LE PEUPLE HAOUSSA


ORIGINE

Les Haoussas sont un peuple du Sahel établi au nord du Nigeria et dans le sud du Niger jusqu’au Lac Tchad. D’importantes communautés se trouvent aussi au nord du Bénin, du Ghana et du Cameroun. Quelques petites communautés sont éparpillées à travers l’Afrique de l’ouest ainsi que sur la route du pèlerinage musulman du hajj qui part de l’Afrique de l’ouest en passant par le Tchad et le Soudan. Beaucoup d’Haoussas se sont déplacés vers les grandes villes côtières d’Afrique de l’ouest comme Lagos, Abidjan, et Cotonou ou vers la Libye, partant à la recherche de travail. Cependant, la plupart des Haoussas vivent toujours dans des petits villages où ils pratiquent la culture vivrière et élèvent du bétail. Les fermiers haoussas règlent leur agriculture en fonction des changements saisonniers de pluie et de température. Ils parlent la langue haoussa qui appartient au groupe des langues tchadiques, un sous-groupe de la famille des langues afro-asiatiques. Les Haoussas, comme toutes les
ethnies islamisées, couvrent traditionnellement leur corps de vêtements amples. Les femmes portent de grandes robes ; les hommes, de tuniques et des pantalons sous de larges boubous colorés. Une calotte ou un turban complète l’ensemble. Sur certains boubous, richement brodés par les hommes, les motifs couvrent le flanc gauche et remontent autour de l’encolure.
Ces motifs représentent : les « huit couteaux » qui, selon la tradition, protègent du mauvais œil ; la spirale « tambour du roi » et les entrelacs, un dessin omniprésent que l’on retrouve jusque sur les murs extérieurs des maisons. La broderie de ces motifs se perd dans l’ampleur des plis du somptueux vêtement.

RELIGION

Les haoussas ont une culture antique qui s’est étendue sur une grande aire géographique et qui a été longtemps liée aux Arabes et à d’autres peuples islamisés d’Afrique de l’ouest comme les Mandés, les Peuls et même les Wolofs de Sénégambie grâce au commerce, fait sur de longues distances. L’islam est présent chez les haoussas depuis le XIVe siècle mais il était grandement restreint par le pouvoir de l’époque. Les zones rurales ont généralement conservé leurs croyances animistes ; ainsi les chefs urbains se sont appuyés sur les deux types de croyances (islamiques et animistes) pour légitimer leur pouvoir. Les disciples musulmans du début du XIXe siècle désapprouvèrent la religion hybride pratiquée dans les cours royales et le désir de réforme a été le motif principal de la formation du califat de Sokoto. C’est à la suite de la création de cet État que l’islam s’est fermement ancré dans les zones rurales.

LES PREPARATIONS
CULINAIRES

Le lait est, avec le « mil », la base de l’alimentation traditionnelle des Peuls, et le nombre des préparations culinaires répertoriées pour le Foûta sénégalo-mauritanien, par exemple, est assez restreint (Sall, 2003). On s’attendrait
donc à trouver la même chose chez les Peuls du Diamaré. Effectivement, si l’on s’en tient aux fondamentaux, le choix n’est guère plus vaste au Diamaré. Pourtant, le simple examen de dictionnaires fait apparaître de nombreux mots inattendus, que j’ai classés dans la catégorie des douceurs et des en-cas. On y constate que les Peuls du Diamaré, au cours de leur longue migration (Seignobos, Iyébi-Mandjek, 2000), et princi palement en pays hausa et kanuri, ont appris à se nourrir autrement, multipliant les nouvelles recettes. Grâce à une étude étymologique, on peut savoir, dans bien des cas, dans quelle région ils les ont acquises.

Vanessa Kibis

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