Figures Africaines

SANTÉ : LE CENTRE HOSPITALIER DE RECHERCHE ET D’APPLICATION EN CHIRURGIE ENDOSCOPIQUE ET REPRODUCTION HUMAINE DE YAOUNDE

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L’ESPOIR D’UN CONTINENT

LE CENTRE HOSPITALIER DE RECHERCHE ET D’APPLICATION EN CHIRURGIE ENDOSCOPIQUE ET REPRODUCTION HUMAINE DE YAOUNDE

Le vendredi 6 mai 2016, Mme Chantal Biya procédait à l’inauguration du Centre hospitalier de recherche et d’application en chirurgie endoscopique et reproduction humaine (CHRACERH) de Yaoundé. Le CHRACERH est mis en service en 2015. Cependant, il a été crée par décret présidentiel en 2011 selon le décret n° 2011/336 du 11/336 du 13 octobre 2011. Il est placé sous la tutelle technique du ministre chargé de la Santé publique et sous la tutelle financière du Ministère chargé des Finances. Le Centre a été mis sur pied dans le but de résoudre les problèmes de santé publique dont souffrent les populations mais plus précisément dans le but de remédier à de soucis de santé grave dont l’épineux problème d’infertilité. Il a été prouvé en Afrique que les principales causes de l’infertilité sont le plus souvent liées aux infections telles que les IST (infections sexuellement transmises) ou alors celles-ci sont le résultat des avortements ou accouchements septiques qui vont entraîner chez l’homme les insuffisances en quantité ou en qualité des spermes et les sténoses des tubes qui conduisent le sperme. Chez la femme, elles vont entraîner des sténoses des trompes et des adhérences pelviennes. On retrouve également les troubles des ovulations ; les Fibromes, l’endométriose entre autres. Pour y remédier, les familles, le personnel de santé et surtout les pouvoirs publics ont un rôle important à jouer. En tant que établissement hospitalier public, le CHRACERH a parmi ses compétences, la capacité de résoudre ces problèmes de santé liés à l’infertilité. A coté de cela, il peut également mener des activités d’enseignement spécifique, en relation avec les administrations concernées et former des équipes spécialisées dans le cadre de ses missions, conformément à la législation et à la réglementation en vigueur. C’est ainsi que, sous la houlette de son Administrateur Directeur Général Jean-Marie Kassia agrégé de médecine, le 12 juillet 2016, le CHRACERH a permis à trois couples camerounais d’avoir enfin un bébé chacun, après plusieurs années de quête infructueuse.

Les trois femmes qui ont alors subi une césarienne après une insémination artificielle neuf mois avant, étaient âgées de 32, 42 et 52 ans. Il est important de mentionner ici que le cas le plus poignant est celui de cette patiente de 52 ans, ménopausée, qui a attendu d’avoir son deuxième enfant pendant trente ans. Après cette réussite, le CHRACERH reçoit aujourd’hui des candidatures de prise en charge qui s’intensifient de part le pays et d’ailleurs. « Nous avons préparé un certain nombre de textes qui encadreront juridiquement l’activité. Ils seront soumis à l’Assemblée Nationale » rassure Jean-Marie Kassia agrégé de médecine et Administrateur et Directeur Général du CHRACERH qui, à travers les prouesses de la médecine, a donné de l’espoir à plusieurs couples en provenance des pays voisins.

Il est clair que le Centre Hospitalier de Recherche et d’Application en Chirurgie Endoscopique et Reproduction Humaine de Yaoundé favorise aujourd’hui le rayonnement du continent Africain en terme d’innovation et de recherche Scientifique. Dans le même temps, il vient diminuer les coûts de voyage dépensés par les familles qui allaient en Europe pour subir des fécondations in vitro

 

Christelle Karine Nanga S

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